Le MCGe a fait des petits dimanche dernier. Deux d’un coup: un Vaudois et un Neuchâtelois. De quoi ravir l’UDC romande qui brille par son absence. Plus compliqué en revanche de se faire un nom dans des Cantons qui n’ont pas de Frontaliers, pas de CEVA, pas de SIG et surtout pas de Stauffer. Le parti populiste genevois essaye ainsi d’exister encore un peu et de ne pas suivre le destin des Vigilants genevois dans les années 80-90.
A noter aussi que le Mouvement Citoyens Romand prend les initiales de la nouvelle égérie d’Éric Stauffer, Micheline Calmy-Rey qu’il ne cesse de citer comme exemple d’un PS s’appropriant les idées du MCGe (notamment après les positions que la Ministre a pris sur les contingents de travailleurs étrangers dans l’émission Infra-Rouge sur la TSR). Pour le Congrès inaugural et l’union de ces trois sections romandes, Micheline pourrait nous interpréter une de ces petites chansons dont elle a le secret et qui serait parfaite en pareille circonstance:
Le 5 novembre dernier, lors de la prestation serment du nouveau parlement cantonal, le bureau du Grand Conseil a annoncé que Véronique Pürro avait renoncé à son siège de députée. La Tribune de Genève (voir l’article) et le Temps (voir l’article) ont ensuite très rapidement repris cette information en ajoutant que celle-ci risquait de tout perdre si elle n’était pas élue au Conseil d’Etat. Plusieurs commentaires de blog l’accusaient par ailleurs pour l’arrogance de cet acte et lui reprochait d’être trop sûre d’être élue. Il est pourtant particulièrement surprenant que personne ne fasse l’écho de la véritable raison pour laquelle elle a renoncé à son siège: cette dernière a été élue pour la première fois au Grand Conseil en 1997. Les statuts du Parti socialiste genevois ne permettent pas d’ « être candidat-e au Grand Conseil (…) pour un quatrième mandat consécutif ». Cette dernière aurait donc de toute façon été obligée de quitter le parlement.
La limite entre le courageux et le ridicule est parfois très fine. Eric Stauffer, candidat au Conseil d’Etat, a récemment battu des records dans le domaine. La Tribune de Genève a en effet décider de couvrir les élections à l’exécutif en faisant un article complet sur chaque candidat, complété par une photo d’Olivier Vogelsang dans un endroit choisi par chaque candidat également.
Eric Stauffer a donc décidé de poser devant la cathédrale Saint-Pierre, l’endroit même où les Conseillers d’Etat prêteront serment en décembre prochain. S’il est le seul des personnes candidates à avoir choisi une photo le concernant lui uniquement et son rapport au pouvoir, il ne s’est pas arrêté en si bon chemin en choisissant une pose des plus ridicules. Attention, « Le Précieux » n’est pas loin…
En lisant l’actualité hier soir, j’ai été plus qu’étonné par le choix du parti libéral radical. Vous me direz… c’est bien la première fois, depuis la démission de Pascal Couchepin, qu’on ressent autre chose que de la lassitude ou de l’ennui. Ce n’est déjà pas si mal.
Si le choix de Didier Burkhalter paraît assez logique, celui de Christian Lüscher m’étonne. En temps de mariage, Monsieur Radical a voulu ainsi montrer de la bienveillance à l’égard du Madame Libéral. Il est tout de même surprenant que la candidature de Pascal Broulis n’ait pas été retenue. Le président du Conseil d’Etat vaudois avait ainsi tous les atouts de son côté pour représenter dignement le troisième canton le plus peuplé de Suisse. Son expérience de gestionnaire n’était ailleurs contestée par aucun parti. Du côté vaudois, tout n’est néanmoins pas perdu grâce à la tradition qui veut que les membres de l’exécutif suisse ne proviennent jamais du même Canton: la porte du Conseil Fédéral est donc maintenant grande ouverte pour Pierre-Yves Maillard qui profitera semble-t’il à moyen terme du départ Micheline Calmy-Rey. Mais jusqu’à la désignation du successeur de Pascal Couchepin, le chemin est encore bien long et une surprise du côté PDC ou même UDC n’est pas à exclure.