A chaque élection, il y une certaine retenue de la part des partis de l’Alternative à présenter autant de candidat-e-s à l’exécutif qu’il y a de places à pourvoir. Cette logique est souvent motivée par un souci de diversité et de représentativité. En Ville par exemple, que n’a t-on pas entendu à propos des quatres candidatures de l’Alternative qui risquaient de rafler la quasi majorité des sièges disponibles!
Par contre, quand on va voir dans d’autres communes du Canton, ce souci de diversité tant prôné par l’Entente dans certains endroits ne se retrouve pas vraiment, alors même que les communes concernées ont toujours environ un tiers des voix au moins pour les partis de l’Alternative…
Communes avec un exécutif uniquement à droite
Aire-la-Ville
Anières
Avusy
Bernex
Bellevue
Chêne-Boûgeries
Chêne-Bourg
Collonge Bellerive
Laconnex
Grand-Saconnex
Soral
Thônex
Troinex
Versoix
Veyrier
Commune avec un exécutif uniquement à gauche
Aucune.
A Vernier, 2ème commune du Canton, il y aura un deuxième tour aux élections administratives car seuls les candidats vert et socialiste ont obtenu la majorité requise, soit 33% des voix, le 29 avril passé.
Il y a désormais 3 candidats dans la course, dont une candidature de gauche, Nelly Buntschu (sortante). Et si pour la première fois une commune n’avait qu’à sa tête des magistrats de l’Alternative? Je n’en serai pas choqué… et les partis de l’Entente?
Voici un courrier des lecteurs (dans sa version longue) que j’ai écris et qui est paru aujourd’hui dans la Tribune de Genève:
Davantage de Verts en Ville !
Le 21 mai dernier dans la Tribune de Genève, M. Dousse a interpellé les Verts au sujet du « gâchis » environnemental que représentent certains aménagements effectués par la Ville de Genève. Nous partageons entièrement ses préoccupations et avons agi durant toute la législature 2003-2007. Aussi bien au niveau de l’individu que du collectif, du citoyen que du politique, s’occuper et soigner notre planète doit être l’affaire de toutes et tous et devenir aussi systématique que « naturel ».
Les Verts ont défendu plusieurs motions qui vont tout à fait dans les questionnements de M. Dousse. Nous avons ainsi déposé un projet pour valoriser la faune et la flore à Genève (ville la plus dense de Suisse) mais également pour développer des revêtements perméables dans nos rues (Genève est aussi la ville la plus imperméable de Suisse).
Pour répondre aux interrogations précises de M. Dousse, à l’école de Sécheron, une haie a en effet été enlevée il y a de cela quelques années au profit d’une paroi antibruit autour de la cour de recréation, protégeant ainsi les enfants de la circulation importante du quartier et de ses nuisances. Les Verts avaient à l’époque proposé des solutions drastiques pour diminuer le trafic plutôt que de clôturer les enfants. Ces recommandations n’avaient malheureusement pas été suivies.
En ce qui concerne la haie de buis qui entourait le Temple des Pâquis, la Ville n’a aucune maîtrise sur le domaine privé. En effet le temple en question est une propriété de l’Eglise protestante de Genève.
Enfin, pour le temple de Saint-Gervais, un concours a été lancé et a débouché sur un projet actuellement soutenu non seulement par les Verts, mais surtout par les habitantes et les habitants. Ce projet prévoit de rendre la place Simon-Goulart à ses habitants et non plus de l’offrir à la voiture. Il intègre par ailleurs une augmentation sensible des espaces verts. Les Verts attendent avec impatience que le Conseiller administratif en charge, soumette prochainement ce projet au Conseil municipal.
Il convient de préciser que les Verts n’ont que 15 sièges sur les 80 du Conseil municipal. Dans chaque projet, le groupe des Verts essaye d’augmenter la nature en Ville et de diminuer les nuisances résultant de l’utilisation exagérée de la voiture, et il faut le dire, nous sommes bien souvent seuls. Malgré l’électoralisme ambiant qui pousse les formations politiques à parler d’écologie, très peu de partis passent à l’acte et ose l’enjeu du développement durable. Pour plus de nature en Ville, il faut nul n’en doute… davantage de Verts en Ville !
Miguel Limpo
Secrétaire politique des
Verts – ville de Genève
Il est toujours surprenant de voir à quel point les Verts sont faibles en France, alors même que les enjeux climatiques sont importants. Je lisais hier un article très intéressant qui émettait l’hypothèse que les partis de gauche en France avait la constante habitude de vouloir plaire aux électeurs de Besancenot plutôt qu’aux électeurs de centre-gauche. Cette hypothèse est d’autant plus juste à mon avis, parce qu’à y voir de plus près, Bayrou a réussi avec brio à se positionner au centre-droit tout en ayant un discours quasi-social-démocrate! Un occasion manquée sans doute pour les Verts français de se positionner comme une troisième force tout comme en Allemagne!
J’ai fait une petite recherche sur internet et voici quelques statistiques intéressantes sur la force électorale des Verts dans quelques régions d’Europe:
Il est même impossible de savoir quel est la force des Verts en France car la plupart des élections sont majoritaires (sauf les régionales). A quand « une dose de » proportionnelle, comme l’a laissé entendre Sarkozy? La seule possibilité pour les Verts Français d’émerger?
On savait que la limite entre le people et le politique était en train de disparaître, mais en Suisse on est passé à la vitesse supérieure. Micheline Calmy-Rey, la présidente de la Confédération, était en effet à l’émission des Coups de coeur d’Alain Morisod pour pousser la chansonnette, sur les trois cloches. Ecoutez un peu…
Je propose désormais que le Conseil fédéral soit choisi par le public.
Tapez 1 pour garder Blocher, tapez 2 pour garder Merz et ainsi de suite.
A quand également une initiative similaire dans d’autres pays:
Sarkozy qui nous chanterait « Ca plane pour moi »
Merkel, « La bonne du Curé »
Tony Blair, « Je suis venu te dire que je m’en vais »
Enfin bravo tout de même à Micheline qui n’a pas déraillé!
Il ne reste plus que quelques mois avant que la première étape du TCMC soit conclue. Cette liaison sera en effet essentielle pour les nombreux usagers qui utilisent régulièrement la ligne 9.
Néanmoins, il est nécessaire de commencer à réfléchir à un véritable réseau régional et d’agglomération qui permettent de traverser le Canton en moins de 25 minutes. Seul des transports publics ultra-performants donneront envie aux automobilistes de changer de moyen de transport.
Ainsi, si l’on fait un petit calcul intéressant, on constate que la Gare Meyrin-Vernier qui existe déjà ne se situerait qu’à 1 km 430 de ForuMeyrin, si l’on faisait un tunnel.
Ce tunnel ne mettrait ainsi Meyrin qu’à 12 minutes environ du Centre-Ville et si l’on rêvait davantage encore, à moins d’un quart d’heure du futur quartier de la Praille.
Il y a 3-4 mois, j’avais beaucoup de mal à m’imaginer la fin de la campagne des municipales, tant celle-ci avait pris une place importante dans mes journées et mêmes mes nuits. J’avais peu de temps pour les loisirs, peu de temps pour penser un peu simplement à moi.
Depuis le 29 avril 2007, tout a bien changé et je dois dire que c’est assez déprimant. Je ne travaille plus qu’à 40% depuis le 1er mai, soit 3 heures 15 par jour. Dur dur de trouver de quoi faire pour les autres 13 heures qui composent une journée…
Je pense que je vais utiliser cette période transitoire pour réfléchir à ce que je veux faire plus tard. Je dois par exemple encore effectuer près d’une année de service civil. Quand? Où? Comment?
Alentejo. Pour beaucoup ce nom est complètement inconnu et je dois dire que c’est tant mieux L’Alentejo est ma région d’origine. C’est la plus grande région du Portugal (elle fait près de 2/3 de la taille de la Suisse), mais aussi une des moins peuplées. J’ai l’habitude de dire que c’est l’Andalousie ou la Toscane du Portugal. La plus grande ville n’a que 40′000 habitants.
Cette région est très peu dense et est donc particulièrement reposante. Elle a par ailleurs un patrimoine culturel très fort et des traditions bien ancrèes. Elle a aussi la particularité d’être une des régions les chaudes d’Europe. Il n’est pas rare que la température atteigne 40° l’été.
Toute ma famille paternelle et une grande partie de ma famille maternelle y habite. Cette région était encore il y a près de 20 ans, une région extrêmement pauvre. Beaucoup d’Alentejans sont partis pour cette raison vers Lisbonne et quelques uns, plus rarement, à l’Etranger. Ma famille est venue en Suisse fuyant également la dictature de Salazar, il y a près de 30 ans.
Désormais, l’Alentejo devient une région touristique, de loisirs, mais également de terroirs. Elle est très réputée pour son huile d’olive.
Il est toujours intéressant de voir à quel point notre pays occulte le problème de l’évasion fiscale. Pour une majorité de Suisse, il est normal que des milliardaires venus des quarte coins du monde viennt trouver refuge dans notre pays. Et le manque à gagner pour nos voisins? Peu importe…
Après tout, grâce à des arguments qui caressent les Helvètes dans le sens du poil (« quel pays sûr! », « quelle qualité de vie! »), les célébrités viennent dans la plupart des cas s’installer par simple opportunisme dans notre pays. « C’est normal », entend-on souvent à Collonge, Cologny ou Vufflens le Château.
Qu’on aime ou pas cet état de fait, une chose est sûre, les choses vont changer… Outre-Jura, le nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy est bien déterminé à instaurer son bouclier fiscal. Même notre Johnny Halliday national (pardon belge! ah non monégasque! je ne sais plus) a semé le doute quand au faut qu’il risque bien de revenir en France.
Que vont faire les Suisses si cette mesure se généralise? Ils comprendront que l’évasion se fait toujours au détriment d’un autre!
Hier, je me suis rendu à Berne pour l’assemblée générale statutaire du nomes (le nouveau mouvement européen suisse). Au menu, il n’y avait rien de très original si ce n’est la remise du Prix Europe 2007, qui été remporté par Dick Marty pour son engagement récent en faveur des idées européennes.
Depuis près d’une année et demi, je me rends régulièrement dans la ville fédérale pour les comités de la yes, dont je suis le vice-président.
De nature assez impatiente, j’ai eu le temps de me rendre compte à quel point la Suisse Romande est la grande oubliée des CFF et de la Confédération.
Si le trajet entre Lausanne et Genève est très rapide (on a vraiment l’impression d’être dans un RER tant l’agglomération lémanique est densifiée), il en va tout autrement de la portion Lausanne-Fribourg. Pour un pays qui se veut à la pointe des transports ferroviaires, je ne comprends pas comment ce tronçon peut être dans un tel état. Le paysage est certes très beau, mais à vrai si je pouvais éviter d’avoir le temps de compter le nombre de taches noires sur les robes des vaches fribourgeoises… cela m’arrangerait! Les CFF prévoient à terme de corriger en partie ce tracé, qui met actuellement Lausanne à près d’une heure et quart de Berne.. Quant on pense que les CFF ont tout fait pour relier en moins d’une heure les trois grandes villes alémaniques entre elles, on a de la peine à comprendre que le lien essentiel entre Lausanne et Berne, entre la Suisse Romande et la Suisse alémanique soit ainsi mis de côté si facilement!
On connaissait Ségolène, prof de dictées depuis bientôt une année. Elle semble désormais s’être reconvertie en directrice d’école réprimandant un élève qui vient de mentir dans son bureau. Il faut dire que ce rôle lui va bien mieux.