Tous les articles du mois de juillet 2007

Thriller en prison

Vu l’absence d’actualité politique (…), je vous propose une petite halte dans une prison philippine, le Centre Provincial de Détention et de Réinsertion de Cebu.

C’est un peu la video du moment sur youtube: la direction de la dite prison a souhaité que ses prisonniers aient une activité physique plus importante. Pour que ce ne soit plus une corvée mais plutôt un motif d’amusement et de décontraction, elle a proposé aux prisonniers de le faire en musique, avec une chorégraphie. Le bilan semble très positif.

Assez étrange comme video… mais plutôt impressionnant!


1500 detenus refont le clip de Thriller
envoyé par yom_

Plus d’informations sur cette prison et ses chorégraphies…

La France vue par un chroniqueur américain|

Bill Maher est connu aux Etats-Unis pour son franc parler. Il officie sur HBO et ses chroniques à l’encontre du conservatisme religieux américain sont très caustiques et critiques.

Dans la petite video ci-dessous, il critique la francophobie ambiante qui sévit aux Etats-Unis et plus particulièrement dans les rangs républicains.


Bill Maher et la francophobie aux États-Unis
envoyé par Liberlogos

Lisbonne et fin des vacances|

Cette année, j’ai particulièrement apprécié Lisbonne: connaissant très bien la ville, je n’ai plus besoin de visiter les monuments très touristiques et me suis par conséquent rabattu sur des endroits secondaires mais qui se sont trouvés être tout aussi intéressants. Il y a vraiment mille choses à faire à Lisbonne et selon les quartiers, on a l’impression d’être réellement dans un petit village.


Vue de Lisbonne depuis le train qui a été installé sous le pont 25 avril.


Une rue du Chiado, le quartier commerçant de Lisbonne.


Le Parc Edouard VII avec le Tage en arrière fond


Un des funiculaires de Lisbonne qui était hors-service (ou en réparation?). La Ville est construite sur 7 collines très pentues.


Un resto à midi dans la Chiado spécialisé dans la cuisine asiatique et en particulier japonaise. La même rapidité que la feuille de banane, le même genre de décor que le Comptoir aux Pâquis.


Un des quartiers d’affaire de Lisbonne (Amoreiras) qui devient un peu vieillo face au site de l’expo 98.

La côte Sud de Lisbonne

J’ai également fait une petite excursion sur la rive Sud du Tage. En 30 minutes depuis le centre-ville de Lisbonne, on se retrouve dans des petites villes et en pleine nature aussi.


Vue de la rive Sud du Tage, avec Lisbonne en tout petit au fond


La côte Sud où les Lisboètes vont en masse le weekend.


Une cap (Espichel) assez impressionnant avec des falaises de plus de 100 mètres. Le vent y était particulièrement fort.


Bien évidemment, on ne voit pas le vent, mais ma superbe tête sur la photo si :)

Voilà pour mes vacances! Je suis désormais de retour à Genève. Pour ceux qui sont encore avides de voyages et qui ne se sont pas lassés de mes interminables descriptions, vous pouvez vous rendre sur le blog d’Emilie Flamand qui est actuellement à Hong Kong.

Collection Berardo

Je dois l’avouer, je ne suis vraiment pas un spécialiste de l’art. Disons que j’apprécie les oeuvres « au coup par coup », et par coup de coeur. Peu avant de me rendre au Portugal, avide d’actualité, j’avais lu sur Google actualités plusieurs articles qui parlaient du tout nouveau musée d’art contemporain de Lisbonne. Les divers articles de presse le hissaient à la hauteur de la Tate Modern et du Centre Pompidou. Que d’ambitions!

Ainsi à peine arrivé dans la Capitale portugaise, je me suis donc rendu au Centre Culturel de Belem (un bâtiment très beau architecturalement et qui a été inauguré à l’occasion de la première présidence portugaise de l’Union Européenne).

Il faut bien dire que pour un néophyte comme moi, j’ai souvent l’impression que l’art contemporain est « l’art des fous », un personnage pouvant être aussi bien représentée par une horloge, une pierre, du foin ou un tas de ferraille chancelant…

Je n’ai vraiment pas été déçu par cette collection d’art contemporain qui a été prêtée aux yeux du public par un riche millionaire portugais (M. Berardo). Picasso, Balthus, Dali, Greco, Niki de Saint-Phalle, Pollock ou Lichtenstein… Tous y sont!

Une excellente surprise par ailleurs en arrivant au guichet d’entrée, ce riche millionaire a insisté auprès de l’Etat portugais afin que musée soit gratuit jusqu’à la fin de l’année! A visiter absolument. Le Centre Culturel de Belem est juste à côté de la Tour de Belem  et du Monastère des Hiéronymites  (où se trouve notamment le tombeau de Vasco de Gama). Une occasion aussi de goûter au véritable pasteis de nata qui se trouvent dans ce très agréable quartier de Lisbonne.

de l’Alentejo à Lisbonne|

Départ ensuite pour Lisbonne un jour avant, car j’ai dû ramener ma soeur Livia à l’aéroport.


L’aéroport de Lisbonne a la particularité d’être quasiment au centre-ville. Un nouvel aéroport est prévu dans 10 ans environ, mais il y a de nombreuses résistances, de la part de la droite et des écologistes.

Je me suis ensuite rendu chez ma tante qui habite à 10 km sud de Lisbonne. Le trajet jusqu’à Lisbonne est un peu long car, depuis la rive sud, il n’y a qu’un seul pont pour accéder au centre-ville.

Heureusement, depuis 5 ans environ, la rive sud du Tage est reliée à Lisbonne par une liaison ferroviaire qui a été ajoutée sous le tablier du pont 25 avril. Une prouesse technique qui donne aux passagers une excellente vue sur la ville de Lisbonne. Je suis donc à 15 minutes de Lisbonne depuis chez ma tante, mais comme le logement est gratuit… cela compense :)

à suivre

Coquillages et crustacés (bis)

Mon voyage s’est donc poursuivi en Algarve. Cette région a vraiment un charme particulier et je peux comprendre facilement pourquoi elle remporte autant de succès auprès des touristes étrangers et portugais!

Je me suis donc rendu à plusieurs reprises dans la petite plage face à l’hôtel, qui est décidément très tranquille et assez peu fréquentée. Il est d’ailleurs toujours intéressant de voir que certains touristes que l’on soupçonne être étrangers, sont en réalité portugais. Il y a en effet près de 5 millions de Portugais dans le monde et ils profitent chaque année pour visiter leur famille et voir du pays (certains d’entre eux ne parlent même plus le Portugais).

Sinon, bonne nouvelle, je n’ai pas eu de coup de soleil. Il faisait certes un peu moins chaud qu’en 2006, mais je me suis malgré tout bien protégé, et partout cette fois, contrairement à l’année passée où mon obstination à enduire mes épaules uniquement, avait entraîné un bronzage bicolore des plus étonnants.


Si vous regardez bien au bord de l’eau, je joue dans le sable… si si.

Bien évidemment, à côté de ses plages tranquilles, il y a un Algarve (et même un Portugal) bouillonant, en plein développement, mais assez peu respectueux de l’environnement, malheureusement. Ici, les Verts sont très très faibles (2 députés) et sont alliés aux communistes au sein d’une coalition appelé CDU (rien à voir avec Angela). Le réchauffement climatique est néanmoins une préoccupation de plus en plus importante pour les Portugais.

Il y a des écopoints (points de récupérations) partout. Sur chaque emballage, un petit logo mentionne dans quel bac il faut jeter le déchet. Je me demande bien comment les entreprises chargées de la récupération font après pour trier les emballages, car on jete le PET, l’aluminimum et tous les emballages plastiques dans le même bac.

La plus grande centrale solaire du monde se trouve par ailleurs à 20 kilomètres au Sud de Moura, ma ville, et une nouvelle plus grande encore sera construite à 10 km au Nord. Les Portugais sont assez ouverts à l’innovation et une usine de vermicompostage a par exemple aussi été ouverte récemment en Alentejo.

Le Portugal a néanmoins un grand problème avec la hausse constante du parc automobile. Mise à part, les réseaux urbains et l’axe atlantique Porto-Lisbonne, les transports publics sont cantonnés à leur portion la plus congrue. Il est quasiment impossible de pouvoir se déplacer en province avec les transports publics. Et il faut dire que l’aménagement du territoire tel qu’il est conçu en ce moment n’aide pas beaucoup à améliorer la situation: les zones villas se développent et avalent de plus en plus de terrains agricoles, la bulle spéculative immobilières pousse les Villes vers les banlieues, beaucoups de vieux immeubles sont en ruine. Les Portugais sont par ailleurs fous de centre commerciaux qu’ils construisent tout à fait en dehors des centres-villes: n’importe quelle ville de 30′000 habitants se doit d’avoir un centre commercial de la taille de Balexert… au moins.


Un centre commercial en plein air, à Faro, où j’ai fait quelques courses… (hum)

Sinon mes découvertes culinaires ont continué. Le guide Geo sur le Portugal ne donne que d’excellents conseils!

Je suis par exemple allé jeudi soir à la nouvelle marina de Albufeira où j’ai mangé un excellent trio de gaspacho (Melon-Framboise/Tomate/Concombre-fenouil), dans un restaurant tenu par un francoportugais, et par un cuisinier français.


La nouvelle marina avec plein de couleurs.


Mon trio de gaspacho.

Mercredi soir, je suis également allé mangé dans une petite ville à l’est de l’Algarve, très calme, un peu à l’écart du temps, Tavira. Si je reviens en Algarve cs prochaines années, je crois que j’essayerai de trouver un hôtel dans cette région, tant tout à l’air plus tranquille et décontracté.


Ces trois poissons pour 9 euros 50… Incroyablement bons.

Sur le chemin du retour vers Moura, je me suis arrêté dans un petit village algarvien très souvent conseillé dans les guides: Alte. En effet, à 25km des côtes, ce village ne connaît pas le développement touristique à tout va, et a donc gardé un côté très typique et convivial. Un excellent sas avant de revenir en Alentejo.

Je suis donc de retour à Moura, où ont lieu les fêtes de la Ville. Tous les émigrants sont revenus des quatre coins de l’Europe pour assister à ces dernières. Ce n’est pas tant la qualité des fêtes qui attire tout ce monde, mais plutôt la possibilité qui est donnée à tout les « mourenses » de se revoir.

Départ dimanche pour Lisbonne!

Coquillages et crustacés

Comme je vous l’ai dit précédemment, jusqu’à vendredi, je suis en Algarve. L’Algarve se trouve à l’extrême Sud du pays, mais ce n’est pas pour autant la région la plus chaude. Les température sont beaucoup plus clémentes qu’en Alentejo, faisant ainsi de la région un véritable verger: oranges, amandes en sont d’ailleurs les symboles..

La région est très touristique, trop? Depuis les années 70, l’Algarve est devenu un énorme agglomération d’une soixantaine de kilomètres. Le bêton, les resorts, les chaînes d’hôtel se sont déversés un peu partout. Les plages sont néanmoins très belles et certaines villes ont garder du charme. Il est néanmoins très difficile de trouver des endroits tranquilles où ne croiser aucun touriste.

Quant à moi, j’ai la sale manie de rester dans le sable, à faire des châteaux et à barboter, et ce depuis tout petit… ce qui me vaut chaque année d’avoir de beaux coups de soleil un peu partout. Cette année, j’ai renforcé la quantité et la qualité de la crème solaire. Cela suffira t’il?


La vue depuis mon hôtel


La plage la plus proche de l’hôtel

Bien évidemment, venir en Algarve est également l’occasion de manger du poisson. En plus des habituelles sardines que l’on trouve un peu partout au Portugal, on trouve ici facilement une dizaine de poissons différents sur la carte des restaurants. Je ne sais souvent pas d’ailleurs comment traduire leur nom en français…

L’autre soir, j’ai dégusté des calamars grillés (vous savez avec les petites tentacules qui dégoutent tant de monde!), j’adore ça:

Certains d’entre vous s’arrêteront-ils de me parler après avoir vu cette dernière photo? :)

Moura

J’ai passé toute cette semaine à Moura, la ville dont est originaire ma famille. J’ai pu voir mes grands-parents qui m’ont arrosé de fruits et de légumes de leur jardin durant toute semaine: courgettes, pommes de terre, prunes, carottes, oignons, etc. Bref une abondance de légumes à chaque repas que Marie-Pierre aurait sans aucun doute approuvé.


Une vue générale de Moura, avec son château en arrière-plan.

Je me suis également rendu au marché mensuel. Rien à voir avec le marché que je connaissais alors petit à Corsier: très peu de nourritures, beaucoup d’habits et beaucoup de monde aussi. En général, le scénario est toujours le même: les gitans vendent leurs produits, les personnes âgées font 3 kilomètres à pied pour se rendre à la Foire (dans un endroit peu accessible), tout le monde négocie, tout le monde ressort en considérant qu’il a fait une bonne affaire. Dans les produits étranges dont je me méfierais: 5 litres d’huile d’olive à 8 euros, des chaussures en cuir à 5 euros. Ma grand-mère a quant à elle acheté un énorme fromage à 6 euros qui ressemble davantage à du plastique qu’à un produit lacté. J’ai goûté et je vous confirme.

Ce matin, départ pour la cohue de l’Algarve!

Le Guadiana: à la nage ou en sautant

Le Guadiana est le quatrième plus long fleuve de la Péninsule Ibérique (744 km). Presqu’aussi long que le Rhône.

Il a un rôle particulièrement important dans cette région parmi les plus chaudes d’Europe. Ainsi, un vieux projet de barrage a vu le jour près de Moura après près de 30 ans d’hésitations. Ce barrage a un double objectif: électrique tout d’abord (le Portugal est un des rares pays d’Europe qui ne possède pas de centrale nucléaire), mais également l’irrigation. Toute proportion gardée, c’est un peu le barrage des trois gorges portugais, un village ayant dû être détruit puis reconstruit à l’identique. L’installation du câble a sûrement persuadé les habitants de déménager dans leur nouvelle demeure :) Vu l’attachement des Portugais à la télévision (ne vous étonnez pas de voir des télés allumés dans les restaurants…).

Un nouvel écosystème s’est créé dans ce lac qui est un tout petit peu plus grand que le lac de Neuchâtel.

L’autre jour, j’ai eu la chance de découvrir une curiosité naturelle à une quarantaine de kilomètres en aval du barrage: le saut-du-loup (o pulo do lobo), ainsi appelé car c’était le seul endroit où les grands mammifères de la région pouvaient, parait-il, traverser le Guadiana.

La particularité est que le Guadiana a creusé dans le schiste son propre lit créant ainsi une faille très resserée. Assez impressionant!

En vacances au Portugal!

Enfin un peu de repos. Depuis dimanche passé, je suis en vacances dans ma région « d’origine », l’Alentejo. C’est l’occasion de revoir la famille, de reprendre contact avec de vagues connaissances qu’on oublie d’une année à l’autre, mais c’est également l’occasion de se dépayser totalement.

Le pays change et se modernise, mais s’il y a des choses qui ne changent pas, c’est bel et bien l’état d’esprit des Portugais. Toujours calmes, posés et accueillants!

Se connecter à Internet…

Depuis quelques années, j’ai l’habitude d’aller sur la place de Moura pour me connecter à internet. En effet, la plupart des villes moyennes du Portugal offre des réseaux sans fil gratuits à leurs communiers et ce dans des lieux stratégiques. Cette année, j’espérais avoir franchi un pas de plus, puisque j’étais sensé avoir un abonnement internet mobile avec lequel je pouvais me connecter partout… A cause d’une facture en retard, j’ai eu la chance de découvrir qu’au Portugal, on pouvait payer ses impôts par le bancomat, faire des dons à l’hospice général, payer ses factures , mais régler une facture impayée relève du véritable marathon. Quoiqu’il en soit, tout est réglé désormais :)

Excursion à Evora

Avant-hier, je me suis rendu à Evora, capitale culturelle de l’Alentejo. Cette ville de 35′000 habitants est classée au patrimoine mondial de l’humanité UNESCO. Voici quelques images de mon excursion (prise avec mon téléphone portable)!


Une petite rue d’Evora


La Place du Giraldo


Le monument le plus fameux d’Evora – Le temple romain, dit Temple de Diane. Ce temple a traversé les âges en plein centre-ville parce qu’on avait utilisé sa structure pour en faire un fort.

Moi aussi je vais à Cuba!

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Aujourd’hui, je n’ai pas résisté à la tentation de me rendre à Cuba :) Cette petite ville Alentejane n’est pas très loin de Moura, à 40 kilomètres environ. Selon certaines théories farfelues qui font de Christophe Colomb tantôt un Gênois, un Corse, un Portugais, un Italien, celui-ci y serait né et aurait donné son nom à l’île latino-américaine en référence à cette petite ville… A y regarder de plus près, on peut se demander si cette légende n’est pas là pour réconforter l’ennuyeuse Cuba portugaise ;)

à suivre…