Mon voyage s’est donc poursuivi en Algarve. Cette région a vraiment un charme particulier et je peux comprendre facilement pourquoi elle remporte autant de succès auprès des touristes étrangers et portugais!
Je me suis donc rendu à plusieurs reprises dans la petite plage face à l’hôtel, qui est décidément très tranquille et assez peu fréquentée. Il est d’ailleurs toujours intéressant de voir que certains touristes que l’on soupçonne être étrangers, sont en réalité portugais. Il y a en effet près de 5 millions de Portugais dans le monde et ils profitent chaque année pour visiter leur famille et voir du pays (certains d’entre eux ne parlent même plus le Portugais).
Sinon, bonne nouvelle, je n’ai pas eu de coup de soleil. Il faisait certes un peu moins chaud qu’en 2006, mais je me suis malgré tout bien protégé, et partout cette fois, contrairement à l’année passée où mon obstination à enduire mes épaules uniquement, avait entraîné un bronzage bicolore des plus étonnants.


Si vous regardez bien au bord de l’eau, je joue dans le sable… si si.
Bien évidemment, à côté de ses plages tranquilles, il y a un Algarve (et même un Portugal) bouillonant, en plein développement, mais assez peu respectueux de l’environnement, malheureusement. Ici, les Verts sont très très faibles (2 députés) et sont alliés aux communistes au sein d’une coalition appelé CDU (rien à voir avec Angela). Le réchauffement climatique est néanmoins une préoccupation de plus en plus importante pour les Portugais.
Il y a des écopoints (points de récupérations) partout. Sur chaque emballage, un petit logo mentionne dans quel bac il faut jeter le déchet. Je me demande bien comment les entreprises chargées de la récupération font après pour trier les emballages, car on jete le PET, l’aluminimum et tous les emballages plastiques dans le même bac.

La plus grande centrale solaire du monde se trouve par ailleurs à 20 kilomètres au Sud de Moura, ma ville, et une nouvelle plus grande encore sera construite à 10 km au Nord. Les Portugais sont assez ouverts à l’innovation et une usine de vermicompostage a par exemple aussi été ouverte récemment en Alentejo.
Le Portugal a néanmoins un grand problème avec la hausse constante du parc automobile. Mise à part, les réseaux urbains et l’axe atlantique Porto-Lisbonne, les transports publics sont cantonnés à leur portion la plus congrue. Il est quasiment impossible de pouvoir se déplacer en province avec les transports publics. Et il faut dire que l’aménagement du territoire tel qu’il est conçu en ce moment n’aide pas beaucoup à améliorer la situation: les zones villas se développent et avalent de plus en plus de terrains agricoles, la bulle spéculative immobilières pousse les Villes vers les banlieues, beaucoups de vieux immeubles sont en ruine. Les Portugais sont par ailleurs fous de centre commerciaux qu’ils construisent tout à fait en dehors des centres-villes: n’importe quelle ville de 30′000 habitants se doit d’avoir un centre commercial de la taille de Balexert… au moins.


Un centre commercial en plein air, à Faro, où j’ai fait quelques courses… (hum)
Sinon mes découvertes culinaires ont continué. Le guide Geo sur le Portugal ne donne que d’excellents conseils!
Je suis par exemple allé jeudi soir à la nouvelle marina de Albufeira où j’ai mangé un excellent trio de gaspacho (Melon-Framboise/Tomate/Concombre-fenouil), dans un restaurant tenu par un francoportugais, et par un cuisinier français.

La nouvelle marina avec plein de couleurs.

Mon trio de gaspacho.
Mercredi soir, je suis également allé mangé dans une petite ville à l’est de l’Algarve, très calme, un peu à l’écart du temps, Tavira. Si je reviens en Algarve cs prochaines années, je crois que j’essayerai de trouver un hôtel dans cette région, tant tout à l’air plus tranquille et décontracté.

Ces trois poissons pour 9 euros 50… Incroyablement bons.
Sur le chemin du retour vers Moura, je me suis arrêté dans un petit village algarvien très souvent conseillé dans les guides: Alte. En effet, à 25km des côtes, ce village ne connaît pas le développement touristique à tout va, et a donc gardé un côté très typique et convivial. Un excellent sas avant de revenir en Alentejo.


Je suis donc de retour à Moura, où ont lieu les fêtes de la Ville. Tous les émigrants sont revenus des quatre coins de l’Europe pour assister à ces dernières. Ce n’est pas tant la qualité des fêtes qui attire tout ce monde, mais plutôt la possibilité qui est donnée à tout les « mourenses » de se revoir.
Départ dimanche pour Lisbonne!