Les Verts adoptent des règles strictes sur le cumul des mandats et la parité.
Réunis lors d’une assemblée générale hier soir, les Verts ont discuté longuement de la refonte des statuts. Si l’ensemble des amendements n’ont pu être discutés, c’est parce que le cumul des mandats puis la parité ont suscité un débat particulièrement long, vif et ouvert
En ce qui concerne le cumul des mandats, les Verts ont refusé la proposition du Comité qui était d’accepter qu’un élu siège au maximum durant deux ans dans 2 conseils. Désormais, le cumul des mandats sera complètement interdit. Visiblement, cette interdiction n’aura pas un effet rétroactif, faisant de Robert Cramer « le dernier cumulard » (cf. Tribune de Genève d’aujourd’hui). Cette décision de l’assemblée générale ne me dérange pas personnellement, puisque j’avais d’ailleurs un amendement à la proposition du comité qui donnait la possibilité aux sections communales d’aller plus loin dans leur domaine de compétences.
L’assemblée générale a aussi accepté le principe de parité dans les exécutifs, alors même que cette proposition avait été littéralement balayée il y a près de deux ans. Cette règle complètement rigide a été combattue par plusieurs Verts qui considéraient que l’élection d’un-e candidat-e à un exécutif était avant tout une affaire de programme politique et non de sexe. Chez les Verts, je devrai donc désormais préférer un ticket mixte à un ticket entièrement féminin ou masculin plus proche de mes idées. Dommage!
Le débat a également porté sur la parité absolue sur les listes électorales et dans les instances du parti. Certains voulaient réintroduire un quota de 40%-60% permettant ainsi une marge de manoeuvre plus importante. Les « pro-parité » ont donc critiqué cette proposition en insistant qu’elle représentait un retour en arrière. Ah bon? Si l’objectif est de promouvoir les femmes en politique, et c’est aussi mon objectif, c’est bien cette solution qui est la meilleure, car elle a permis depuis son introduction d’augmenter le nombre de femmes vertes élues dans les parlements et davantage encore dans les instances du parti. La parité aux législatifs, introduite il y a 2 ans, n’a donc en rien changé à la situation. Sachant que les femmes sont appréciées par les assemblées générales vertes, les « pro-parité » n’ont peut-être pas réalisé qu’avoir 60% de femmes dans une instance ou sur une liste verte était une possibilité bien plus proche dans le temps qu’elle n’y paraît… Dommage aussi!
